La nef : Rythmée par cinq travées, la nef élève jusqu'à 20 mètres sa voûte en berceau brisé. L'impression d'élévation de la voûte est accentuée par les piles qui, comme l'écrit l'historien de l'art Henri Focillon, « sont l'interprétation admirable et nouvelle du thème cistercien des supports interrompus. » Les colonnes géminées et les arcs semblent comme suspendus au-dessus du sol, dont ils sont séparés par « un massif polygonal de maçonnerie, sans autre ornement qu'un épais quart de rond à sa partie supérieure. Ainsi, poursuit Focillon, entre le pavement et les bases, s'établit une sorte de puissante zone abstraite, des socles nus qui semblent n'avoir pour fonction que de hausser tout le système, toute l'église dans les airs. Cette nef est contrebutée par deux collatéraux dont la voûte en demi berceau monte à 14 mètres. Dans le collatéral sud s'ouvrent cinq chapelles datant du début du XIVème siècle, sous l'abbatiat de Jacques Fournier. La communauté à cette époque compte de plus en plus de prêtres qui doivent célébrer leur messe privée, après la messe conventuelle mais tous ensemble afin de ne pas perturber les horaires de la journée. |