PREPARER VOTRE VISITE
HISTOIRE
MONUMENTS
ACTIVITES

Durant toute la seconde moitié du XIIème siècle, l'hérésie prospère sur le terrain et l'abbaye de Fontfroide se retrouve aux avant-postes du combat contre les cathares.
 
 
 
Directement opposé à l'Eglise de Rome, le catharisme s'avère par ses implications sociales comme une terrible menace pour toute la société médiévale. D'autant que l'église cathare s'est organisée méthodiquement en plusieurs diocèses dont celui de Carcassonne qui englobe les principales terres gagnées à l'hérésie, celles des seigneurs de Trencavel : Carcassès, Razès, Minervois, Biterrois.

Fontfroide et ses granges s'enfoncent dans ce territoire cathare et dès son élection en 1198, le Pape Innocent III veut tenter un grand effort de résistance. Pour mobiliser le clergé, il entend s'appuyer sur Citeaux, l'ordre le plus puissant de la chrétienté. Les moines de Fontfroide doivent quitter leur solitude et revenir dans le monde pour combattre le catharisme. En 1203, le Pape choisit comme légat deux moines de Fontfroide : frère Raoul et Pierre de Castelnau. Les deux légats organisent sous la présidence de Pierre II d'Aragon un plaid où dialoguent treize supposés hérétiques et treize fidèles catholiques au cours duquel Bernard de Simore et ses compagnons avouent leur doctrine . Ainsi les cathares sont officiellement convaincus d'hérésie.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Pierre de Castelnau, désabusé et réaliste, est persuadé que seul le pouvoir politique et le " glaive matériel " peuvent extirper l'hérésie. Il tente une ultime démarche en se rendant le 13 janvier 1208 à Saint-Gilles où il rencontre Raymond VI de Toulouse. L'entrevue tourne mal. Le lendemain un écuyer du comte rejoint Pierre de Castelnau s'apprêtant à passer le Rhône et le frappe mortellement.

Tandis que se déroulent les tragiques péripéties de la croisade dans laquelle Fontfroide joue son rôle légitime de bastion de la foi catholique, l'abbaye s'est solidement implantée, construite et développée.
 
Qui sont les cathares ?

Manichéens, les cathares expliquent la présence du Mal par la coexistence de deux principes celui du Bien où Dieu n'a créé que l'esprit et celui du Mal qui a créé tout ce qui est matière jusqu'à l'enveloppe charnelle de l'homme. Niant tous les sacrements, mais croyant à des réincarnations successives de l'esprit jusqu'à la perfection les adeptes se répartissent en simples croyants et en "parfaits".

Les parfaits représentent une caste sacerdotale peu nombreuse dont les membres, après avoir reçu le consolamentum, le baptême de l'esprit par l'imposition des mains, vont, tout de noir vêtus, par deux, sur les routes pour prêcher par les seuls Evangiles et Epîtres en occitan. Ils mènent aux yeux de tous une vie exemplaire de pauvreté et d'abstinence.
 
Ils sont entourés du respect des croyants et d'un grand nombre de sympathisants qui trouvent commode cette " religion " qui permet les licences pendant la vie et n'oblige à aucune pratique contraignante. Pour avoir une bonne fin, comme ils disent, il suffit qu'un parfait puisse à temps leur imposer les mains. Ces parfaits sont surtout protégés par des seigneurs, anticléricaux par intérêt, qui trouvent là un prétexte moral à ne pas payer la dîme, voire à s'octroyer des biens de l'église. 
 
 
Direction du site : Alexandre d'Andoque - Webmaster : Rogier Fackeldey -
Site réalisé avec Genie Builder
Envoyez nous vos suggestions et remarques à info@fontfroide.com à l'attention du webmaster